Maison d’arrêt de Colmar. Photographie © vschaffar
Centre Pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. Photographie © vschaffar
Maison d’arrêt de Mulhouse. Photographie © vschaffar
Centre Pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. Photographie © vschaffar

DÉTENIR ET MAINTENIR

L’agence SCAU, organisée en collectif, travaille dans les champs de l’architecture et de l’urbanisme. Elle développe des recherches autour des notions de soin et de care, qui participent pleinement à la méthodologie du projet. En 2022, l’agence a codirigé, avec Cynthia Fleury, l’exposition Soutenir. Ville, architecture et soin au Pavillon de l’Arsenal. Elle mène actuellement un programme de recherche « Maintenir. Architecture et Maintenance » en partenariat avec Jérôme Denis et le Centre de Sociologie de l’École des Mines (★★★)

« La prison a toujours été et sera toujours la fièvre qui révèle la maladie du corps social ». Dès les premières pages de L’Université de Rebibbia, Goliarda Sapienza1 souligne à quel point cet état paroxystique n’est que le symptôme de ce qui se joue au dehors. Derrière la réalité et l’extrême dureté des conditions carcérales, c’est en effet tout un imaginaire sordide de la prison qui est entretenu par l’institution et par la société. Un imaginaire tragique qui obture toute possibilité de réflexion sur ce que doit « être » l’espace de la prison et le sens de l’incarcération. L’architecte amené·e à concevoir de nouveaux établissements, plus rarement à intervenir sur l’existant, est confronté à la même impasse. Comment aller au-delà de la commande quand toute tentative d’amélioration du cadre se heurte à une réalité matérielle, dès la mise en exploitation des sites ? Surpopulation, maintenance hyper contrainte, renforcement des dispositifs sécuritaires, dégradations… Un cycle intenable bien connu des directeur·ices d’établissement confronté·es au jour le jour à une même préoccupation : maintenir l’impossible, maintenir l’inhabitable, maintenir une forme de paix, fragile, instable et toujours précaire2.

Extrêmes en ce qu’elles touchent à la dignité et à l’intégrité de femmes et d’hommes, ces préoccupations font à bien des égards échos à l’expérience de la maintenance que Jérôme Denis et David Pontille ont remarquablement dépliée dans leur ouvrage Le soin des choses3. Maintenir pour ces femmes et ces hommes qui se trouvent de manière récurrente au contact avec la matière, c’est « s’assurer que tout reste à peu près en place » dans l’ombre du quotidien, en se rendant sensible à toute forme d’altération. Maintenir, c’est se confronter à l’usure des choses par la répétition de gestes, de postures attentionnelles et de préoccupations loin des regards de la société. « La maintenance s’inquiète de cette partie du réel qui ne tient pas » analyse les auteurs, elle « fonctionne comme un prisme qui place la fragilité des choses au premier plan et la fait compter ».

Cette partie du réel qui ne tient pas, c’est aussi ce qui caractérise le milieu carcéral et le rôle que la société assigne à l’institution. Pour « dépasser le spectacle de la prison », comme nous y incite Frédéric Le Marcis4, s’intéresser à la maintenance, explorer ce qui se joue dans la contingence, dans la préoccupation de faire durer, au jour le jour, dans la trame matérielle des choses, est peut-être une des voies pour regarder autrement la prison, faire avec la fragilité intrinsèque de l’univers carcéral et porter notre attention sur ce que l’inhabitabilité peut produire. C’est le terrain que nous avons choisi d’explorer dans le cadre d’un séminaire « Maintenir. Architecture et maintenance, ce qui nous tient » initié par l’agence en partenariat avec Jérôme Denis, directeur du Centre de Sociologie de l’Innovation de l’École des Mines.

UNE CONTRADICTION INTRINSÈQUE

Pour décrire et analyser comment s’opère la maintenance en milieu carcéral, il convient au préalable de rappeler que derrière une même dénomination, les établissements pénitentiaires recouvrent une très grande hétérogénéité de situations. Souligner cela, c’est déjà sortir du « décor » et des discours généralisants sur ce qu’il s’y passe et sur l’organisation de la vie en détention. Les établissements se distinguent selon les régimes de détention : maisons d’arrêt pour la détention provisoire et les courtes peines, centres de détention pour les peines supérieures à deux ans, maisons centrales adaptées à certains risques, ou quartiers spécifiques (quartiers de semi-liberté, quartiers pour mineur·es…). Selon le régime de détention et les modes de fonctionnement qui en découlent, les enjeux de sûreté et le rythme de dégradation des bâtiments impactent très directement la nature des interventions, pour le·la concepteur·ice comme pour le·la mainteneur·se. L’hétérogénéité des prisons se retrouve également à travers les époques de construction et le nombre de personnes qu’elles accueillent. La maison d’arrêt de Gap est une prison depuis 1795 et compte 37 places, Fleury-Mérogis, le plus grand établissement d’Europe mis en service en 1968, affiche une capacité de 3400 places. Les plans successifs de construction de nouvelles prisons, engagés depuis une vingtaine d’années, visent autant à résorber la surpopulation qu’à combler un rattrapage face à une obsolescence massive, sans réellement y parvenir : un tiers des établissements encore en usage a été construit au 19 e siècle, voire antérieurement.

Restructurer un établissement pénitentiaire, comme la réhabilitation-reconstruction de la Santé à Paris ou la rénovation de la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, reste une exception complexe et incertaine, comme en témoigne a contrario l’impossible restructuration de la prison de Fresnes5. Maintenir un bâtiment en présence de détenu·es est tout autant un défi impossible du fait de la surpopulation et des règles de sécurité6. Détenir et maintenir, la contradiction est intrinsèque à la nature même des lieux et révèle d’une certaine manière le caractère originel de la notion de « surpopulation carcérale »7. Et pourtant, la maintenance n’est pas une option. Intervenir sur le clos et le couvert, remplacer des réseaux, réparer une panne sont autant de défis dans un environnement où les exigences sécuritaires restent la priorité cardinale et où la dégradation constitue parfois un mode d’appropriation.

Derrière sa simplicité apparente, le barbelé est paradoxalement l’objet le plus évocateur de cette impasse. Marqueur de l’imaginaire tragique, frontière sensible délimitant le dehors et le dedans « dont le succès persistant vient précisément de ce qu’il ne tient qu’à un fil »8, son appellation technique (« concertinas ») n’a rien enlevé à sa force symbolique. Impossibles à maintenir, parce qu’inaccessibles et soumis à l’action des détenu·es comme à l’action du vent qui vient y fixer sacs plastiques et autres détritus, ils sont toujours un échec pour l’architecte qui n’a de cesse de déployer des stratégies pour se glisser dans les failles du programme et inventer une alternative.

MAINTENANCE DE GUERRE

Cette contradiction entre détenir et maintenir, c’est celle que vivent les chef·fes d’établissements sur le terrain. Face à une situation de crise permanente, que n’importe quel évènement mène au bord de l’implosion, leur rôle est de maintenir une forme de paix au jour le jour, en recourant à ce qui s’apparente de plus en plus à une maintenance de guerre. Lors de la visite de l’ancien établissement de Mulhouse, malgré la surpopulation, et confrontée à l’état de vétusté de cette prison de 154 ans, la directrice de l’établissement fermé en 2021 expliquait comment, malgré la surpopulation, elle avait fait le choix de mettre en place un roulement pour rénover, au sens le plus simple de maintenir en état, les cellules et comment les fonds de pots de peinture étaient mis à disposition des détenu·es pour repeindre leurs propres cellules.

La délégation progressive depuis 1987 de l’entretien et de la maintenance des établissements pénitentiaires à des prestataires privés n’a pas fondamentalement résolu cette contradiction. Indicateurs et processus de contrôles viennent pallier ce qui relève d’une mission impossible, qui va du fonctionnement courant au quotidien (fournir les repas et la logistique « hôtelière ») à la maintenance curative et préventive d’ouvrages et d’équipements techniques qui ne tolèrent aucune défaillance. À défaut de faire parler les indicateurs, les cahiers des charges techniques permettent à tout le moins de questionner la hiérarchisation de ce qui est entretenu. À l’instar d’autres environnements marqués par des cultures de maintenance fortes, comme l’hôpital ou l’infrastructure ferroviaire, cette hiérarchisation révèle la dimension morale et éthique de la maintenance. Que nous disent ces priorités ? Comment évoluent-elles à l’épreuve de « ce qui ne tient plus » ? À quoi tient-on dans la confrontation matérielle à l’altération, à la dégradation ? Ces situations de maintien empêché, de maintien sous contraintes, fournissent à cet égard un terrain d’observation à questionner dans la durée.

À la croisée de nombreux enjeux, les problématiques de ventilation illustrent une de ces situations limites des lieux de privation de liberté, qui sont apparues dès le 19 e siècle avec la généralisation du système cellulaire, rompant avec la promiscuité. Cette grammaire spatiale articulant cloisonnement, opacité et contrôle des percements pose un problème inédit pour la circulation de l’air. La prison Mazas construite en 1850 est ainsi la première dotée d’un système mécanique de ventilation et de chauffage9. Aujourd’hui encore, dans les établissements contemporains, pour des questions principalement de sûreté, le confort thermique et le renouvellement d’air sont exclusivement assurés par une ventilation mécanique « tout air ». En effet le recours à d’autres solutions bioclimatiques est restreint au regard des risques en termes de sureté, de dégradation, d’atteinte à l’intégrité des détenu·es.

Sont ainsi impossibles le recours à la ventilation naturelle traversante par ouvrants de part et d’autre de la cellule, des équipements de type brasseurs d’air, des systèmes de protections solaires extérieurs restreints… Les systèmes mécaniques retenus impliquent un surcroît de maintenance et une vigilance continue. Avec la crise climatique et la multiplication des épisodes caniculaires, l’enjeu prend un relief singulier pour maintenir la paix et le confort de tou·tes, que le dimensionnement structurellement inadapté des installations, du fait de la surpopulation carcérale, rend encore plus aigu.

CE QUI MAINTIENT

À l’opposé du modèle de la maintenance déléguée qui s’applique aujourd’hui dans près d’un tiers des établissements et qui concerne un·e détenu·e sur deux, l’expérience des quartiers de confiance qui misent sur la responsabilisation et l’autonomisation des détenu·es ouvre une piste dans ce paysage brouillé. Le régime retenu au sein d’un quartier de confiance, comme celui du centre pénitentiaire de Lutterbach, consiste à établir un véritable contrat entre le·la détenu·e et l’administration, dans lequel il est notamment stipulé que l’entretien des lieux est assuré par la communauté des détenu·es. Emerge alors une forme d’attention individuelle et collective à la fragilité, à la dégradation, à la maintenance. Mais les quartiers de confiance, inspirés du modèle resté expérimental du centre de détention de Mauzac, la «prison Badinter» construite en 198610, relèvent de l’exception dans l’univers des établissements pénitentiaires.

Ces problématiques exacerbées par la force des contraintes soulèvent pourtant un paradoxe, celui de l’exceptionnelle et singulière longévité des prisons. Comment expliquer cette aptitude à durer et faire durer en dépit d’une maintenance impossible ? Non pas pour en tirer un modèle, car cette longévité se paye au prix de conditions de détention régulièrement pointées dans les rapports officiels, mais pour interroger cette distorsion entre une durabilité impossible et un état qui perdure, dans un univers où le concept d’obsolescence – qui présuppose la possibilité de remplacer – n’est jamais invoqué. L’histoire des politiques carcérales, et des choix et renoncements qui en découlent, explique en partie ce paradoxe. L’historiographie récente des lieux d’enfermement apporte également un nouvel éclairage sur les institutions disciplinaires depuis Erving Goffman et Michel Foucault11, pour comprendre les formes de continuité qui se sont installées sur la très longue durée, et la relation étroite que la prison entretient avec la notion de patrimoine12. Car non seulement les prisons durent – ce sont sans doute les rares ouvrages qu’on qualifie par leur âge («Colmar, 230 années de service »13), mais certaines ont même contribué à faire durer, autrement dit conserver, sauvegarder, des édifices patrimoniaux de premier ordre comme l’abbaye cistercienne de Clairvaux, construite au 12e siècle, qui a accueilli ses dernier·es détenu·es jusqu’en 2023 ou celle de Fontevraud, jusqu’en 198514.

VULNÉRABLES ET SOUTENABLES : POUR DÉPASSER L’INHABITABLE

Retour au 21e siècle. Entre enjeux sécuritaires poussés à leur extrême et une maintenance de plus en plus complexe, les établissements pénitentiaires, à l’image de leur public, concentrent les vulnérabilités face aux défis de la crise climatique15. Quand l’inhabitabilité rejoint l’insoutenabilité, ce modèle paradoxal de durabilité, fondé sur sa grande force d’inertie16 et sa plasticité17, atteint ses propres limites.

« La prison, modèle indépassable ? »18 s’interrogeaient Philippe Artières et Pierre Lascoumes en 2004 à l’aune des crises et tensions qui ont traversé l’histoire de cette institution. Sortir de la logique irréductible qui perpétue ce modèle, est à cet égard un défi en tant qu’architectes ayant fait le choix de ne pas déserter ce champ programmatique. Pour éviter tout angélisme ou naïveté dans ce domaine, ce « détour » par la maintenance permet de réinterroger l’intervention architecturale et d’en repenser la portée en prenant des distances avec les schémas imposés. Une première piste invite à composer avec la fragilité intrinsèque de l’espace carcéral et à lui permettre d’exister. Une fragilité qui s’oppose à la dureté associée à l’institution et à sa déclinaison architecturale à travers tous les artefacts (matériaux, dispositifs techniques et fonctionnels) qui participent, de manière quasi-fétichiste, pour reprendre l’expression de Bruno Latour19, à l’image d’infaillibilité et de robustesse de la prison. Réintroduire l’eau, le végétal, l’animal, au cœur de lieux où la présence du vivant est asséchée, et promouvoir une conception paysagère dans l’enceinte des établissements, comme nous l’avons proposé à Lutterbach (2021) ou à Aix-Luynes 2 (2017) s’inscrit dans cette stratégie, modeste et toujours incertaine quant à sa pérennité, de concilier vulnérabilité et bioclimatisme. De manière plus prospective et, de fait, plus subversive, le design-fiction, envisagé comme une des composantes parmi d’autres d’une recherche plus vaste de politique-fiction, de sociale-fiction, ouvre également la possibilité de réinterroger les fondements du programme et de son maintien dans la durée. Il inverse la démarche de conception : anticiper la disparition du mur d’enceinte et la future reconversion de l’établissement comme un quartier d’habitation adapté aux conditions de demain — soutenable, maintenable, habitable — sur le modèle des écoquartiers et de l’architecture bioclimatique passive, pour réintégrer des modes de conception que les logiques programmatiques rendent invalidants. À l’opposé d’un futur reposant exclusivement sur les technologies de contrôle et les indicateurs, ces deux pistes ont en commun de miser sur l’humain et le vivant pour défier la vacuité et la vulnérabilité que renferment les murs et qui s’ajoutent à la peine ★

  1. Sapienza, Goliarda. 2019 (Réédition de 1983). L’Université de Rebibbia. Paris : Le Tripode.
    ↩︎
  2. Voir le documentaire écrit et réalisé par Ève Duchemin, En bataille, portrait d’une directrice de prison. Diffusé en 2016. Belgique, France. ↩︎
  3. Denis, Jérôme et David Pontille. 2022. Le Soin des choses. Politiques de la maintenance. Paris : La Découverte. Coll. « Terrains philosophiques ». ↩︎
  4. Le Marcis, Frédéric. 25 juin 2025. Dépasser le spectacle de la prison. AOC. ↩︎
  5. Faye, Olivier. 13 juin 2025. Plongée dans l’enfer de la prison de Fresnes : « On est encore dans les années 1800 ». Le Monde. ↩︎
  6. Rapport annuel 2024 de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, pp. 11-12 : « Dans de telles conditions, l’entretien de l’immobilier est impossible, même s’il était financé, ce qui en général n’est pas le cas. On trouve donc fréquemment des cellules vétustes, de la peinture qui s’écaille, des sanitaires dégradés ou bouchés, des fenêtres qui ne ferment pas, un chauffage défaillant, du mobilier insuffisant, des douches constellées de tâches d’humidité ou de salpêtre dont les cloisons sont endommagées, dont les portes, quand elles existent encore, ne ferment pas et dont l’eau est rarement à la bonne température. Pour autant, il est fréquent que les établissements visités ne disposent pas des moyens d’engager une rénovation. Pour les petits travaux, ils ne sont pas en mesure de vider des cellules le temps nécessaire ou ne disposent pas d’équipes de maintenance. Pour les plus grosses prisons, les établissements les plus vétustes n’ont connaissance d’aucun plan global de rénovation ou font état des vagues projets (non financés et non localisés) de constructions d’établissements nouveaux qui ne voient jamais le jour mais qui sont un prétexte toujours renouvelé pour différer la rénovation de l’existant ». ↩︎
  7. De Bruyn, Florence. Août 2024. Inflation carcérale, durcir les peines, remplir les prisons. Cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques, n° 65. P. 16. ↩︎
  8. Razac, Olivier. 2009. Histoire politique du barbelé. Champs Flammarion. L’auteur revient dans cet ouvrage sur l’histoire de ce dispositif apparu dans la prairie américaine pour parquer le bétail. ↩︎
  9. Gallo, Emmanuelle. 2006. Modernité technique et valeur d’usage : le chauffage des bâtiments d’habitation en France. Art et histoire de l’art. Université de Paris 1 – Panthéon La Sorbonne. P. 242. ↩︎
  10. Voir le Livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire, de Jean-René Lecerf, paru en 2017 : « Le centre de détention de Mauzac, projet d’urbanisme où toutes les ressources sociales disponibles à l’intérieur de l’enceinte sont librement accessibles à la communauté et où les détenus ont la clé de leur cellule. Prisonvillage en pleine campagne, avec un projet d’établissement orienté vers l’insertion professionnelle, intra et extra muros, le centre de détention de Mauzac est resté unique ». Voir aussi : Demonchy, Catherine. L’architecture des prisons modèles françaises. Pp. 269-293. Dans : Artières, Philippe et Pierre Lascoumes. 2004. Gouverner, Enfermer. Paris : Presses de Sciences Po. ↩︎
  11. Claustre, Julie, Isabelle Heullant-Donat et Elisabeth Lusset. 2011. Enfermements. Volume I. Le cloître et la prison. Paris : Éditions de la Sorbonne. ↩︎
  12. Artières, Philippe. 2024. La prison en héritage? Pour une patrimonialisation critique du pénitentiaire. Paris : Éditions de la Sorbonne. ↩︎
  13. Sanchez, Jean-Luc. Juillet 2022. L’histoire de la maison d’arrêt de Colmar, XIXe-XXIe siècles. Cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques, n°65. ↩︎
  14. Heullant-Donat, Isabelle et Elisabeth Lusset. 2022. Les Enjeux patrimoniaux d’une abbaye-prison en reconversion:  le cas de Clairvaux. In Situ, n°48. ↩︎
  15. Voir Penser l’avenir de l’administration pénitentiaire face à l’urgence climatique, la revue de l’Institut Veolia – FACTS Reports, Santé et environnement : comprendre, anticiper, agir face au dérèglement climatique, n°27. P.124. ↩︎
  16. Foucault, Michel. 1975. Surveiller et punir. Naissance de la prison. Paris : Gallimard. P. 357. ↩︎
  17. Artières, Philippe et Pierre Lascoumes. 2004. Gouverner et enfermer. La prison, un modèle indépassable ? Paris : Presses de Sciences Po. Introduction. ↩︎
  18. Ibid. ↩︎
  19. Dans son ouvrage Le culte moderne des dieux faitiches (Paris, La Découverte, 2009), Bruno Latour définit le fétichisme comme « une maladie de l’esprit au cours de laquelle le fabricant se fait prendre par ce qu’il a fabriqué ». ↩︎
Maison d’arrêt de Colmar. Photographie © vschaffar
Centre Pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. Photographie © vschaffar
Maison d’arrêt de Mulhouse. Photographie © vschaffar
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