Une pratique du projet collective et transdisciplinaire, Roubaix, 2023 © Zerm
Déconstruction sélective et degré d’intervention, Lille, 2018 © Zerm
Le Parpaing, réemploi d’éléments ordinaires, Roubaix, 2023 © Zerm
Pavillon temporaire en réemploi — Villa Cavrois, Croix, 2025 © Zerm
Ruisseauville, mutations et manifestations d’usure, Roubaix, 2022 © Zerm
Palazzo tertiaire, réhabilitation des édifices et matériaux génériques, Villeneuve d’Ascq, 2025 © Zerm
Mémoires du futur, store thermique en situation patrimoniale avec Chevalier-Masson, Peisey-Nancroix, 2023 © Zerm
Académie du climat, réactiver les propriétés du miroir et des dorures dans le traitement des éclairages artificiels, Paris, 2024 © Zerm

ÉQUILIBRES POST-CAPITALOCÈNE

En investissant des champs variés, allant de l’architecture à l’artisanat et du design à l’urbanisme, Zerm met en évidence l’éclectisme d’un groupe et son intérêt pour la réhabilitation. Appréhendée de manière large, transversale et alternative, elle est ici entendue comme le processus visant à donner une affectation à des objets, des matériaux, des techniques ou des bâtiments ayant perdu leur usage ou leur pertinence dans un contexte donné (★★★)

L’EFFET DU TÉMOIN

On appelle « effet du témoin » le phénomène par lequel le comportement d’aide d’un sujet est inhibé par la présence d’autrui. Une personne agira davantage seule qu’entourée d’autres individus. Les sciences psychosociales expliquent ce phénomène par un processus de dilution de la responsabilité dans le nombre et d’une neutralisation individuelle de la culpabilité1. La crise climatique et sociale à laquelle nous faisons face n’est-elle pas frappée par cet effet du témoin ? Les inflexions législatives en matière d’écologie sont si sporadiques qu’elles détournent le sujet du giron des producteur·ices vers celui des usagèr·es. Le changement (son impulsion, son organisation, sa mise en œuvre) est ainsi largement confié à la société civile. C’est dans ce magma, pourtant riche d’initiatives, que prospère le mieux l’effet du témoin.

Qu’il s’agisse d’excès de romantisme ou de raisons politiques, la tentation de ne rien faire est grande. Adressé à l’architecture, le terme d’inaction pourrait désigner une approche strictement théorique, fruit d’une fascination paralysante pour la ruine ou « le génie du lieu », dans un rapport idéalisé aux choses matérielles. L’inaction pourrait également désigner le maintien d’un mode de production établi, motivé par un ressort moins culturel que politico-économique. Si l’inaction subie (par effet de tétanie) est inoffensive, celle qui est délibérée (par rentabilisation de l’appareil productif) retarde la réforme nécessaire des méthodes de projet.

Pour faire face à l’engluement de l’action, les pratiques marginales doivent conquérir des champs de reconnaissance institutionnels et gagner en crédibilité. Pour cela, les façons de faire frugales, comme le recours au réemploi ou le principe d’enmobilier2, méritent d’être documentées et débattues. Elles instaurent un rapport à l’action différent : moins ouvrageux, plus politique. Ces réponses architecturales s’inscrivent dans le champ critique de la réhabilitation – des édifices comme des matériaux – dont les enjeux ont toujours animé la profession. Notre contexte actuel impose ce thème, que nous proposons d’appréhender par ses versants politiques et esthétiques.

PRÉSERVER L’ORDINAIRE

La préservation de l’héritage construit pose la question du degré d’intervention. Si le 19e siècle s’est interrogé sur la nature restaurative (qui reconstitue le passé) des projets, le 20e siècle a, par à-coups, construit une approche scientifique de la conservation (qui fixe le présent) du patrimoine. Les ajouts historicistes – les gargouilles de Notre-Dame ou le chauffage central du château de Pierrefonds – y ont peu à peu disparu, puis deux écoles ont ensuite cohabité. La première prônait une vision reconstructrice, toujours quelque peu encombrée d’un idéal historique, quand la seconde cherchait davantage à stabiliser le bâti dans l’état dans lequel il est arrivé jusqu’à nous. La charte de Venise de 1964 marque le point de bascule. Elle permet d’esquisser à l’échelle du monument un parti-pris esthétique combinant le romantisme de la ruine et les ambitions techniques de la modernité. L’édifice, peu importe son niveau de dégradation, devient non seulement visitable, mais également le témoin de cette posture, par sa scénographie ou l’expressivité de son état matériel.

S’intéresser aux différents courants doctrinaires de la préservation est fertile pour prendre conscience de la complexité de ces arbitrages et transposer ces moyens méthodologiques et de représentation à des sujets ordinaires. Cet exercice adressé au répertoire des formes architecturales communes se heurte toutefois à un périmètre patrimonial restreint, seul capable de drainer les moyens économiques nécessaires. Cette fracture mène trop souvent à la démolition pure et simple ou à la compromission du façadisme, résultat d’une confrontation asymétrique entre les lois du marché ultralibéral et les modestes dispositions réglementaires qui cherchent à l’endiguer sur le plan urbain. La notion de protection pourrait s’étendre et intégrer d’autres motivations : une protection d’ordre environnemental, complémentaire à celle du patrimoine, aurait le mérite de décliner les méthodes inventées et développées dans un contexte de rareté aux ressources et édifices ordinaires.

Cependant, ce type de considération sera toujours disqualifié et soigneusement maintenu dans les marges si les indicateurs qui servent à l’élaboration des projets n’évoluent pas davantage.

VERS UNE NOUVELLE COMPLEXITÉ

L’histoire de la préservation révèle une dynamique progressive de sobriété offrant un modèle au projet contemporain. Les pratiques actuelles ont déplacé l’accent de la reconstruction vers la conservation, réduisant l’ambition transformatrice au profit d’une éthique de la retenue et démontrant qu’un effort de continuité peut reposer sur une somme de gestes discrets : révéler, amender, conforter. Ce que le projet a « perdu » en termes de disponibilité de la ressource et de rapport dispendieux à l’énergie doit pourtant trouver compensation. S’ouvre alors un mode de conception où l’économie de moyens s’adosse à des pratiques d’analyse fines, empruntant autant à l’archéologie qu’à la restauration. Elle pose au centre du projet le recours à des savoir-faire complexes : relevé, inventaire, déconstruction sélective, requalification des objets matériels comme immatériels (climats intérieurs ou principes thermo-dynamiques). Le projet s’exprime moins dans un mouvement d’extraction et d’édification que dans une dynamique de déplacement et de confortement des ressources. C’est donc paradoxalement avec attention pour l’existant que se dessine ce mouvement de rupture.

Voir de la ressource dans l’excédent, le résidu et le « déjà-là » invite à penser autrement notre rapport aux choses matérielles en interrogeant collectivement les fondements économiques, techniques et moraux qui organisent et décrètent la désuétude comme la noblesse. Pour asseoir ces pratiques, il faut adosser la fabrique du projet à une série d’indicateurs scientifiques et sensitifs. Il convient également d’admettre que son périmètre évolue. Le diagnostic et la déconstruction ne sont plus les sujets de bureau d’études ou de maîtrise d’œuvre distincts, traités en chambres et isolés de la conception. Ils en sont respectivement le point de départ d’analyse (immatériel) et d’action (matériel).

FAIRE PEU

La finitude des ressources interroge une production architecturale toujours plus tendue et court-termiste. La nécessité du recours au réemploi, autrefois essentielle, s’est diluée (au point de disparaître) dans la puissance exponentielle du capitalisme et sa capacité à renouveler sans cesse son avatar matériel. Ce phénomène est l’indice d’un basculement progressif du bâtiment, ressource pourtant immobilière, vers une logique spéculative faite d’objets soudainement périssables. La rentabilité immobilière pousse à simplifier la question matérielle (détruire, jeter, reproduire) plutôt qu’à organiser son réemploi (identifier, déconstruire, stocker). Cette mécanique repose sur la limitation maximale de l’immobilisation foncière et ne s’encombre d’aucune forme de complexité.

De façon analogue, si la modernité a rejeté l’ornement et réduit l’enmobilier à une accessoirisation désuète, c’est parce qu’énergie et ressources étaient inscrites dans un paradigme d’extraction inconséquente. Leur rareté interroge aujourd’hui l’intégration de ces modes opératoires anciens dans l’exercice de la discipline et invite l’architecture à prendre pour nouveau langage la réduction de la dépense matérielle. Si l’ingénierie ou la sociologie ont un temps guidé les évolutions du projet architectural, c’est peut-être aujourd’hui à l’histoire et à l’archéologie, entendues comme outils critiques et ressources méthodologiques, d’agir en tutelle des architectes dans cette transition. Comment alors pondérer l’innovation par l’enseignement du passé ?

Faire peu matériellement n’est ni timide ni paresseux. La débauche de moyens matériels n’est pas le corollaire de l’action, autant que la frugalité n’est pas celui de l’inaction. L’accès aux ressources, limité pour raisons géologiques, ou bridé dans l’optique d’une géopolitique pacifiée et décoloniale, ordonne une réforme de la pratique. Celle-ci déplace la complexité du projet architectural. Les défis sont alors moins d’ordre technique que logistique ou juridique. Décorréler l’action de la matière permet de souscrire à une forme de sobriété : limiter l’extraction de ressources, réemployer, construire léger, réversible, convoquer l’enmobilier. Il convient alors de réinvestir ces langages esthétiques avec autant de vigueur que nécessaire, pour dépasser l’idée de la modernité comme une apothéose dont toute alternative en serait la version rabougrie.

LE TEMPS LONG

S’il est nécessaire de bien saisir l’immédiateté d’un contexte urbain, social et matériel pour construire, il convient tout autant de voir au-delà de la livraison d’un édifice. Ce moment clé n’est plus l’apogée du projet, qui marque le début d’une lente dégradation des ouvrages, mais bien l’étape initiale d’un processus évolutif. Changements climatiques, mutations urbaines, reconversions programmatiques ou bouleversement des mœurs sont autant de raisons de se prêter au jeu de l’anticipation. Il s’agit d’abord d’accueillir l’idée de la transformation, puis d’appréhender les ressorts et leviers qui permettent d’accompagner ces mutations et de cultiver l’aspect évolutif d’un projet (à toutes ses échelles et strates), comme garantie de sa durabilité.

Ceci invite à observer la construction par lots et arbitrer les modes de pose (et de dépose) en acceptant la logique d’un vieillissement différé. À l’habituel duo formé par le gros œuvre et le second, un trio ajoutant dans la balance le troisième œuvre peut être préféré. Ni structurel, ni purement fonctionnel, vu en tant que couche culturelle et climatique, le troisième œuvre articule des contraintes locales et variables (énergies, usages, saisons) avec une forme de continuité du bâti. Amovible, rétractable, activable au gré des situations, il joue son rôle de registre tampon entre une infrastructure immobilière et la variété des usages qu’elle accueille, ou la météo qu’elle affronte3.

Ce rapport au temps renouvelé invite aussi à décortiquer et investiguer les raisons de l’usure par registre de matériaux. De cette façon, l’approche du projet s’éloigne de la solution monolithique – voiles béton et autres mises en œuvre à technologies cachées – pour préférer un langage composite. Les articulations entre les éléments et la fréquence de leurs remplacements ouvrent un champ technique et esthétique passionnant, celui des arts de la maintenance. Cette attention prévoit l’entretien, l’évolution de la distribution ou des percements de façade et place le projet en dehors d’un phénomène de résistance au temps. Adopter un point de vue long-termiste invite à renoncer à la posture auctoriale de l’œuvre figée pour appréhender avec humilité le projet comme un moment de médiation entre un édifice et des ressources existantes, dans un contexte sociopolitique donné.

CAPITALOCÈNE ET PERSPECTIVES ESTHÉTIQUES

Cette appréhension complexe de la vie des édifices n’est pas nouvelle. Elle offre l’opportunité de redécouvrir l’atlas de formes et le riche vocabulaire architectural décliné à travers les échelles, époques et géographies pour ménager ce temps long. Qu’en est-il de la palette matérielle dont hérite le projet contemporain ? On ne peut construire cette approche frugale sans identifier et nommer les composantes qui en sont le point de départ. Chaque ère géologique laisse un témoignage fossile de son existence. La surexploitation des ressources naturelles et la production de déchets à une échelle inédite amènent une partie de la communauté scientifique à désigner notre ère comme celle de l’anthropocène, « âge de l’humain », voire du capitalocène4, si l’on considère la massification des activités industrielles et l’émergence d’une société capitaliste comme responsables des déséquilibres écologiques récents.

À l’échelle des édifices également, le capitalocène dicte son terrain de recomposition. Du centre commercial à la tour de bureaux et ses open spaces, le développement de l’architecture tertiaire a décrit une trajectoire exponentielle. Standardisée, modulable, conçue pour la flexibilité des usages, elle a colonisé les périphéries, façonnant de nouvelles urbanités selon une logique d’efficacité et de rendement. Cette trajectoire connaît aujourd’hui un essoufflement, une crise silencieuse qui se manifeste par la désertion de ses infrastructures (obsolescence technique, numérisation des outils de production, télétravail), ouvrant la question de leur reconversion.

À qui veut bien le voir, ces édifices délaissés sont le point de départ d’un urbanisme frugal qui s’affranchit de la table rase pour préférer une mécanique de transformation. À l’instar du « château de l’industrie », sujet de nombreuses réhabilitations depuis un demi-siècle, ce qu’on pourrait appeler le « palazzo tertiaire » offre un nouveau terrain d’expérimentation. Ces édifices et matériaux, certes génériques, s’inscrivent sur des territoires particuliers. De la même façon, le réemploi s’ancre inévitablement dans une localité, dont le travail ne peut s’industrialiser et dont l’échelle de traitement reste micro-économique. Ce constat, lié à la complexité même du réemploi, préserve la filière de sa mécanisation intégrale, de son exportation, ou de la division fordiste du travail qu’elle engendre. Cette intuition laisse entrevoir de nouveaux ancrages et l’avènement d’une vernacularité5 nouvelle, recomposée sur des ruines génériques.

La démocratisation du style moderne a fait progressivement oublier les spécificités des terroirs et la raison d’être des motifs architecturaux. La disgrâce du registre décoratif a effacé de notre souvenir les fonctions qu’il assumait et s’est trouvé réduit à une seule valeur ornementale. Cet aspect est pourtant secondaire et ne peut y être résumé. Au-delà de leur aspect décoratif, les baldaquins isolent, les tentures limitent l’effet de paroi froide, les pampilles et dorures décuplent les rayons lumineux, les bassins amplifient le rafraîchissement de l’air, les plinthes retardent le vieillissement des murs, les enduits les protègent et jouent un rôle sacrificiel6. Ainsi, l’adaptation d’une architecture générique avec les contraintes et qualités d’un territoire préfigure l’élaboration d’une expression architecturale située entre univers post-apocalyptique et vernaculaire 2.0.

La bataille culturelle à mener n’affronte pas tant le climato-scepticisme qu’une forme plus discrète de défiance, relative à la qualité plastique de l’architecture écologique. C’est ainsi que la notion d’esthétique rencontre celle de durabilité. La charge esthétique d’un ouvrage force son entretien et sa préservation, actionnant un ressort affectif. Inversement, l’action du temps et les efforts réalisés pour maintenir en usage un élément véhiculent une forme de beauté. L’une et l’autre de ces notions se rencontrent sur le terrain de l’usure et des systèmes de résistance, des luttes et des astuces qu’on y oppose. Dans cette dynamique, le réemploi et l’enmobilier sont les chevilles ouvrières d’une nouvelle esthétique qui fonde son caractère sur l’entretien et les transpositions d’usages en cascade que l’on fait des édifices et des matériaux. Ces pratiques peuvent opérer un changement de vocabulaire (du générique au particulier), une mutation de registre (du tertiaire au domestique) comme un renversement des valeurs (de rebut à ressource). Vœu de pauvreté et expressivité formelle ne sont alors plus mis dos à dos mais en dialogue.

  1. Le réalisateur suédois Ruben Östlund met en scène le principe d’effet du témoin dans The Square (2017). La scène de l’homme-singe, dont la menace augmente progressivement, laisse un public hagard et incapable d’agir par le fait même de son nombre et de l’influence sociale que les individus exercent les une sur les autres. ↩︎
  2. Le terme d’« enmobilier » désigne l’ensemble de dispositifs thermiques intermédiaires (tapis, tentures, baldaquins, paravents, etc.), ni tout à fait meubles, ni tout à fait bâtis, que l’histoire de l’architecture a décliné à travers les époques et les géographies. ↩︎
  3. Le troisième œuvre interroge la notion d’idéal climatique, passé de 18°C au 19e siècle à 21°C aujourd’hui. L’uniformisation des climats intérieurs s’abstrait de l’usage des lieux, de la durée de leur utilisation, du nombre et de la mobilité des corps qui s’y trouvent, se rendant responsable d’une dépense énergétique excédentaire. À ce sujet, voir Rahm, Philippe. 2023. Climatic Architecture. Actar Publishers et De Decker, Kris. 2022. Low-Tech Magazine 2018-2021. Lulu. ↩︎
  4. Lordon, Frédéric. 2021. Figures du communisme. La Fabrique. ↩︎
  5. À propos d’une langue, l’adjectif vernaculaire désigne ce qui appartient à une minorité culturelle locale et non dominante. L’emploi de ce qualificatif s’oppose ainsi aux langues dites « véhiculaires » : hégémoniques, uniformisées et dédiées à la communication extérieure. Par essence, la modernité est progressivement entrée en rupture avec ces spécificités linguistiques comme architecturales. À plus forte raison, elle a peu à peu industrialisé les processus de sa matérialisation et gommé les singularités territoriales par excès de dépouillement. ↩︎
  6. La notion de surface de sacrifice est empruntée à l’architecte Paolo Marconi, membre de la Scuola Romana. Le terme apparaît en 1988 dans son ouvrage De la petite à la Grande Restauration, couleurs, structures, architecture publié chez Saggi Marsilio. ↩︎
Une pratique du projet collective et transdisciplinaire, Roubaix, 2023 © Zerm
Déconstruction sélective et degré d’intervention, Lille, 2018 © Zerm
Le Parpaing, réemploi d’éléments ordinaires, Roubaix, 2023 © Zerm
Pavillon temporaire en réemploi — Villa Cavrois, Croix, 2025 © Zerm
Ruisseauville, mutations et manifestations d’usure, Roubaix, 2022 © Zerm
Palazzo tertiaire, réhabilitation des édifices et matériaux génériques, Villeneuve d’Ascq, 2025 © Zerm
Mémoires du futur, store thermique en situation patrimoniale avec Chevalier-Masson, Peisey-Nancroix, 2023 © Zerm
Académie du climat, réactiver les propriétés du miroir et des dorures dans le traitement des éclairages artificiels, Paris, 2024 © Zerm
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