Le placard et la rivière, installation à l’Académie des Beaux-Arts, 2025. Photographie © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Varsovie, Pologne, période d’après-guerre. Documentation des dommages. Église Saint Augustin au 48/50 rue Nowopolipki parmi les ruines du ghetto. Photographie © Eugeniusz Haneman (the Warsaw rising Museum) warsawinstitute.org/warsaw-city-no/
Les débris visibles pour consolider la Vistule, aujourd’hui à Varsovie ; projet La rivière et le placard. Photographie © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Dessin de Varsovie analogue et sa légende © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Personnes de tout âge et tout genre participant au déblaiement de la ville, 1947-1950. © Archives nationales polonaises. www.szukajwarchiwach. gov.pl/jednostka/-/jednostka/35113144
Ligne de femmes se passant les briques dans les décombres, Varsovie, 1947. © Archives nationales polonaises. www.szukajwarchiwach.gov.pl/jednostka/-/ jednostka/12270153
Le placard, « la rivière et le placard ». Illustration © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud

VARSOVIE, ET APRÈS ?

Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud travaillent en duo depuis deux ans autour de projets artistiques, en parallèle de leur carrière d’architecte. Elles livrent leur recherche sur la démolition de la capitale polonaise, point de départ de leur dernière collaboration. Leurs sujets d’intérêt sont variés : occupation des espaces comme protestation à la représentation, autoconstruction, modes alternatifs d’habitation, cartographie, tapisserie ou encore jardinage (★★★)

Notre projet Le placard et la rivière a été sélectionné parmi les quatre finalistes du prix Charles Abella de l’Académie des Beaux Arts de Paris. Il raconte un parcours qui suit les voies d’eau, de la Pologne à la France, et dont le point de départ est l’histoire de la reconstruction de Varsovie. Notre duo est composé de Bernadetta, polonaise et Rachel, française. Nous avons préféré laisser la plume à la première, la plus légitime pour raconter cette histoire. Cependant, la rédaction et les illustrations de cet article ont bénéficié du travail de Rachel.

Je ne suis pas de Varsovie, je viens du sud de la Pologne, et bien que j’insiste souvent sur le fait que mon pays natal et mon pays de résidence ont très peu de choses en commun, il semble que la France comme la Pologne s’accordent sur un point : les habitant·es du sud sont convaincu·es que leur région est bien mieux que la capitale. Malgré cette réticence profondément enracinée d’habitante méridionale envers la capitale, je me surprends parfois à regarder Varsovie avec un peu de tendresse. Montrez-moi une personne de Marseille qui dirait la même chose de Paris ! Et c’est à cause de cette tendresse que je l’appelle malgré tout « ma ville ».

JAK ZABIĆ MIASTO ? COMMENT TUER UNE VILLE ?

Ma ville a été mise à mort. Le processus d’« enterrement » de Varsovie a commencé en 1945, après sa destruction par les occupants allemands. Parmi les événements majeurs qui ont marqué cette mise à mort prolongée et l’inhumation définitive de la ville, on peut citer l’offensive aérienne et terrestre de septembre 1939, le soulèvement du ghetto juif en 1943, l’insurrection de Varsovie en 1944, ainsi que le processus de démolition méticuleusement planifié par les équipes de travailleur·ses forcé·es et les forces allemandes pendant les six années de guerre, tout particulièrement après chaque événement. La destruction de Varsovie en 1944 était un acte de punition suite au soulèvement de la ville organisé par les civil·es et l’Armée de l’intérieur – le plus grand mouvement de résistance clandestin en cette Europe occupée, opérant sous l’autorité du gouvernement polonais en exil. L’envahisseur Allemand avaient précédemment rasé le ghetto en 1943, après son soulèvement, en guise de punition collective à la résistance juive. La rive gauche de la ville a été la plus touchée, avec 9.865 bâtiments détruits, 2.873 autres « lourdement endommagés » et 4.225 « modérément endommagés », soit au total 84% des bâtiments de la rive gauche de Varsovie1. Les montagnes de décombres atteignaient jusqu’à 6  mètres de haut. Alors que de nombreuses villes européennes célébraient leur libération, Varsovie agonisait lentement sous les yeux de l’armée soviétique, qui se tenait de l’autre côté du fleuve et attendait qu’elle tombe, laissant les Allemands achever leur travail. Plus tard, la reconstruction de la ville leur servirait à en faire un symbole du nouveau régime.

UNE VILLE TRANSFORMÉE EN PAYSAGE LUNAIRE

Les bâtiments furent brûlés, tout comme les parcs, les jardins et les arbres. Avec l’urbicide vint l’écocide, et le paysage de ce qui restait de Varsovie en janvier, sous la neige, ressemblait davantage à la lune ou au désert qu’à une ville. La démolition drastique et rapide provoqua également des changements climatiques et écologiques. Au milieu d’environ 22 millions de mètres cubes de décombres, en présence d’un taux d’humidité minime, des plantes rudérales résistantes commencèrent à apparaître. En journée, sans ombre naturelle, les pierres et les débris absorbaient la chaleur du soleil ; une fois celle-ci dissipée, les nuits devenaient froides, sans murs ni arbres pour bloquer le vent. Un mélange d’espèces envahissantes et indigènes a lentement commencé à réclamer ce paysage de ruines. La nature a créée de nouveaux écosystèmes à partir de zéro, sous des couches de poussière et de briques brisées. Plusieurs témoignages rapportent que des tomates ont poussé et donné des fruits après 1945, au milieu des décombres ; en particulier à l’emplacement de l’ancien ghetto où les gens essayaient de cultiver leurs jardins pour lutter contre la famine.

« CAŁY NARÓD BUDUJE SWOJĄ STOLICĘ » « LA NATION TOUT ENTIÈRE RECONSTRUIT SA CAPITALE2 »

Au sortir de la guerre, les nouvelles autorités polonaises ont envisagé de ne pas reconstruire la capitale. Certain·es ont suggéré de la déplacer vers Łódź, encore intacte, ou d’en préserver les ruines, comme mémorial. Cependant, en raison de la situation géopolitique et du retour des habitant·es dans la ville détruite, le Conseil national d’État (le parlement provisoire) a adopté le 3 février 1945 une résolution visant à reconstruire Varsovie. Quelques jours plus tard, le 14 février, le Biuro Odbudowy Stolicy (BOS) – Bureau pour la Reconstruction de la Capitale – a été créé pour superviser cette mission.

Avec l’arrivée au pouvoir du nouvel État socialiste, la reconstruction de la ville devint une obligation commune. En marge de la campagne de propagande, les Polonais·es lancèrent leurs propres initiatives citoyennes pour venir en aide aux habitant·es. Iels envoyèrent des matériaux de construction, collectèrent des fonds, procurèrent de la nourriture et des vêtements et vinrent même sur place pour aider à la reconstruction. Dans le même temps, les villes des territoires considérés par le nouveau pouvoir comme « propriétés post-germaniques » ont été utilisées pour reconstruire Varsovie, puis pour d’autres grands projets socialistes dans d’autres régions polonaises. Wrocław a été particulièrement touchée, devenant un réservoir à long terme de matériaux de construction – notamment de briques envoyées à Varsovie – ce qui a considérablement retardé sa propre reconstruction et détérioré les conditions de vie de ses habitant·es. Ces dernier·es ont été mobilisé·es par la propagande communiste à travers des slogans et des concours, transformant la démolition en un devoir civique au nom de la reconstruction de la capitale. Entre 1949 et 1954, même les bâtiments historiques réparables ont été démantelés, les matériaux étant redistribués non seulement dans la capitale, mais aussi à Cracovie (notamment à Nowa Huta), Łódź et Katowice, causant des pertes irréversibles dans toute la Basse-Silésie et la Poméranie Occidentale.

RECONSTRUIRE, MAIS COMMENT ?

Au cours des premiers mois de reconstruction, le BOS a évalué le traitement des 25 millions de mètres cubes de décombres dispersés dans toute la ville. Une grande partie a été évacuée du centre et mise en décharge en périphérie. Les briques et autres éléments réutilisables ont été récupérés et triés. En raison de leur contamination par des restes humains, des agents biologiques, les résidus chimiques issus des incendies et des éléments militaires non neutralisés, quelque 15 millions de mètres cubes de décombres3 n’ont pas pu être utilisés pour la construction en surface et ont servi à remblayer les fondations d’aéroports, de stades et d’infrastructures comme des routes ou les berges de la Vistule.

La quantité accablante de décombres a rapidement contraint les architectes à chercher de nouvelles solutions. En avril 1945, le BOS a lancé un concours d’idées sur la manière d’utiliser les gravats comme matière première pour reconstruire la capitale. Des architectes et des ingénieur·es de toute la Pologne ont été invité·es à proposer de nouvelles façons de transformer les débris de démolition en ressources de construction. Le règlement du concours excluait explicitement les méthodes telles que l’empilement en collines artificielles ou la récupération des briques encore entières, déjà utilisées.

L’ingénieur Jan Borowski proposa de fabriquer du béton léger à partir de décombres broyés qui seraient coulés dans des moules ou des briques creuses. Sa méthode consistait à broyer les décombres en agrégats de différentes tailles et à ajouter une quantité minimale de ciment et d’eau pour les lier en un nouveau béton. L’innovation principale résidait dans une technique de mélange précise, consistant d’abord à humidifier les agrégats, puis à ajouter juste assez de «lait» de ciment pour produire un béton poreux mais solide. Ce matériau, appelé « gruzobeton » (béton de décombres4), nécessitait un dosage minutieux, mais aucune machinerie supplémentaire. D’autres propositions présentées au concours soumettaient l’idée de reconstruire Varsovie sur ses propres décombres, en nivelant le centre-ville à hauteur du premier étage environ, en remplissant les rues de gravats concassés et en surélevant le niveau du sol d’environ 6  mètres dans tout le centre-ville. Au-dessus des débris compactés, Jan Chmielewski et Szymon Syrkus imaginaient des gratte-ciel disposés sur un nouveau quadrillage construit au-dessus des rues historiques.

MONUMENTALISTES VS MODERNISATEURS

Pendant toute la période de reconstruction, les activités du BOS ont été marquées par un conflit aigu entre les « monumentalistes », regroupés autour de l’architecte-conservateur Jan Zachwatowicz, et les « modernisateurs », dirigés par le chef du BOS, Roman Piotrowski, et Józef Sigalin. Cette division reflétait les tendances politiques individuelles des architectes : le groupe Zachwatowicz était lié à la résistance clandestine de l’AK (Armée nationale polonaise), dont les ancien·nes membres avaient été marginalisé·es, réprimé·es et chassé·es par le nouveau pouvoir. Le groupe réuni autour de Piotrowski et Sigalin croyait, lui, en l’idéologie communiste ou participait au nouvel ordre national. La préservation contre la modernisation est devenue le dilemme central qui a façonné la reconstruction de la capitale. L’influence de Zachwatowicz a garanti la reconstitution minutieuse des quartiers historiques clés (par exemple la vieille ville et la route royale) en tant que symboles de la continuité nationale, tandis que le programme de Piotrowski et Sigalin prévoyait la destruction ou le réaménagement de vastes parties de la ville afin de mettre en œuvre un nouveau plan d’urbanisme et des projets monumentaux dignes d’une capitale de l’ère socialiste.

La Varsovie d’aujourd’hui est ainsi l’enfant confus d’un mariage mal assorti, réalisé dans un contexte sans affection, maintenu par nécessité. Dans une même rue de ce Frankenstein urbain, on peut trouver la réplique d’une église baroque reconstruite à l’identique, un bloc de béton communiste et une tour de verre étincelante, symbole du capitalisme tardif. La République Populaire de Pologne, sous domination soviétique et sans souveraineté totale, a utilisé la reconstruction de Varsovie pour présenter le socialisme à la société polonaise comme un système prospère et légitime. Mais le système politique imposé et, par conséquent, le projet de reconstruction, étaient soumis à une pression constante.

Les destructions de l’après-guerre ont donné naissance à de nouvelles typologies de reconstruction à l’échelle du paysage, des matériaux et de l’urbanisme. Au niveau territorial, les décombres ont remodelé la géographie à travers des monticules artificiels, des rivières enterrées ou modifiées et de nouveaux reliefs qui ont transformé de manière permanente les conditions urbaines et écologiques. À l’échelle architecturale, les débris, en particulier les briques de béton, sont devenus une ressource de construction, intégrant les vestiges matériels des villes détruites dans de nouveaux bâtiments, situés ailleurs. À l’échelle urbaine, la reconstruction s’est souvent inspirée des modèles d’urbanisation historiques tout en les adaptant aux exigences idéologiques et fonctionnelles de la ville moderne, créant ainsi des formes mixtes de mémoire et de modernisation.

L’INSTRUMENTALISATION DU RÉCIT DE LA RECONSTRUCTION

La propagande socialiste a cherché à occulter plutôt qu’à révéler la vérité derrière la reconstruction. La Pologne de mon enfance était façonnée par un récit d’héroïsme, de sacrifice et de bravoure, une histoire qui a aidé la génération de mes parents et de mes grands-parents à surmonter leur traumatisme générationnel, celui de la guerre, de la faim, du déplacement et d’un sentiment durable d’infériorité vis-à-vis de l’Europe occidentale. Ce récit était émotionnellement fonctionnel, même s’il était incomplet. Il permettait aux gens d’attribuer un sens et une dignité à la souffrance et de considérer la reconstruction comme une victoire plutôt que comme une nécessité désespérée.

Ces dernières années, grâce à des recherches dans les archives et à de nouvelles publications, un récit différent a émergé, plus proche des témoignages de celles et ceux qui sont revenu·es à Varsovie juste après la guerre. Les habitant·es ont reconstruit leur ville alors qu’iels avaient faim, étaient traumatisé·es et avaient froid. La reconstruction a été menée moins par conviction idéologique que par nécessité et par lutte pour la survie dans un désert de décombres et de neige. Au cours des premiers mois qui ont suivi la libération, de nombreux Varsovien·nes ont rejoint les brigades de reconstruction principalement pour obtenir des coupons alimentaires, accéder aux soins de santé de première nécessité et bénéficier de la protection offerte par l’armée ou les institutions municipales. Ce n’est que plus tard, lorsque les structures administratives se sont lentement stabilisées, qu’une petite rémunération en espèces a fait son apparition. 

Ces premiers moments de la reconstruction ont été marqués par une présence importante des femmes. Dans certaines brigades, elles représentaient jusqu’à 70 à 80% de la main-d’œuvre. Ce qui s’explique en grande partie par le fait que de nombreux hommes avaient été tués pendant la guerre, étaient restés dans des camps de travail forcé au cœur de l’Allemagne ou étaient encore mobilisés dans l’armée. Les hommes ayant fait des études supérieures ou occupant des postes d’élite avant la guerre étaient souvent persécutés par le nouveau régime communiste, arrêtés ou marginalisés, tandis que d’autres ont choisi l’exil ou le silence.

Après l’effondrement du socialisme d’État en 1989, la Pologne a connu une transformation politique et économique rapide, au cours de laquelle la restauration de la propriété privée d’avant-guerre est devenue l’un des symboles centraux du retour à la démocratie et de l’alignement sur l’Europe occidentale. Alimenté par le rêve d’entrer dans l’Union européenne et de faire à nouveau partie de l’Europe démocratique, le souvenir de la reconstruction a été directement instrumentalisé lors du processus de re-privatisation des logements, où les arguments juridiques et moraux en faveur de la restauration de la propriété d’avant-guerre ont systématiquement pris le pas sur les considérations sociales. Les souffrances et les sacrifices des Varsovien·nes de l’après-guerre, celles et ceux qui ont reconstruit la ville et ont ensuite habité dans des logements municipaux, ont rarement été reconnus comme une forme légitime de propriété ou de droit à la ville. Au contraire, les résident·es ont été présenté·es comme des bénéficiaires temporaires d’une situation d’urgence historique, faisant apparaître l’expulsion comme une mesure regrettable mais nécessaire pour « revenir à la normalité », celle-ci étant comprise comme la vision occidentale européenne du logement en tant que bien de consommation.

ÊTRE ARCHITECTE APRÈS VARSOVIE

L’histoire de la reconstruction de Varsovie, comme de nombreux autres chapitres de l’histoire polonaise, s’inscrit dans un récit axé sur les gains politiques ou économiques, qui joue sur les traumatismes, les peurs et les souffrances de la population. Elle occupe également une place importante dans la théorie architecturale en Pologne. Les architectes et les chercheur·ses ont récemment commencé à considérer cette partie de notre histoire comme une source d’enseignements pour faire face aux catastrophes de notre époque. Elle montre que la reconstruction, le réemploi et le développement de nouveaux matériaux ne sont pas seulement des bons concepts utilisés dans les présentations des étudiant·es de troisième année d’architecture, mais qu’ils ont déjà été mis en pratique face à la tragédie. C’est aussi une histoire qui, dans notre travail, nous aide à trouver un sens à notre métier d’architecte et nous montre une autre voie5.

Avec Rachel, nous revenons sur cette histoire dans notre dernier projet, où, en suivant les cours d’eau, tout comme les décombres de Varsovie ont autrefois suivi la Vistule, nous avons recherché des expressions similaires de solidarité. Nous avons imaginé une terre où l’ouest et l’est de l’Europe sont réunis par la reconstruction et la résilience. Des sources d’eau en Pologne au Havre, nous avons recherché des constructions, des connaissances et des matériaux qui pourraient, à l’avenir, voyager à nouveau pour se réparer mutuellement et être reconstruits ensemble.

Nous avons évoqué l’urgence de l’histoire de la reconstruction de Varsovie dans le passé et dans l’avenir, mais la véritable urgence, et la possibilité de voir cette histoire dans toute son importance, opère dès à présent. La solidarité, le travail, la collaboration et la position éthique des architectes observés à Varsovie sont déjà nécessaires aujourd’hui en Ukraine, en Palestine ou en Syrie, pendant la crise du logement qui sévit actuellement en Europe et dans de nombreux endroits du monde où la guerre, les catastrophes naturelles ou la violence du capitalisme effréné ont déjà commencé leur œuvre de destruction ★

  1.  Statistiques issues des inventaires du Biuro Odbudowy Stolicy (1945-1946), établis à partir d’un relevé bâtiment par bâtiment de la rive gauche de Varsovie après la guerre ; chiffres repris et contextualisés par Piątek, Grzegorz. 2018. Najlepsze miasto świata. W.A.B. ↩︎
  2. Cały naród buduje swoją stolicę, slogan de propagande institutionnelle employé à partir de 1945 par le Biuro Odbudowy Stolicy et les autorités communistes polonaises. Traduction française citée d’après Pawnik, Jolanta. Wrocław a reconstruit Varsovie, Nowa Huta et d’autres villes polonaises, Wszystko Co Najważniejsze, consulté le 3 janvier 2026. wszystkoco najwazniejsze.pl/jolanta-pawnik-comment-wroclaw-areconstruit-varsovie-nowa-huta-et-dautres-villes-polonaises/ ↩︎
  3.  D’après les estimations du Biuro Odbudowy Stolicy (1945- 1947), environ 15 millions de mètres cubes de décombres, jugés impropres à la construction en surface en raison de leur contamination sanitaire, chimique et militaire, furent réemployés comme remblais techniques pour les infrastructures et les berges de la Vistule; données reprises notamment par Piątek, Grzegorz. 2018. Najlepsze miasto świata. W.A.B. ↩︎
  4. Comme le feront d’autres villes détruites durant la Seconde guerre mondiale pour se reconstruire. ↩︎
  5. Voir à ce sujet les travaux de l’agence Centrala, et ceux d’Adam Przywara ainsi que le projet du Warsaw Uprising Mount qui contribuent à entretenir et à enrichir ce sujet. ↩︎
Le placard et la rivière, installation à l’Académie des Beaux-Arts, 2025. Photographie © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Varsovie, Pologne, période d’après-guerre. Documentation des dommages. Église Saint Augustin au 48/50 rue Nowopolipki parmi les ruines du ghetto. Photographie © Eugeniusz Haneman (the Warsaw rising Museum) warsawinstitute.org/warsaw-city-no/
Les débris visibles pour consolider la Vistule, aujourd’hui à Varsovie ; projet La rivière et le placard. Photographie © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Dessin de Varsovie analogue et sa légende © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud
Personnes de tout âge et tout genre participant au déblaiement de la ville, 1947-1950. © Archives nationales polonaises. www.szukajwarchiwach. gov.pl/jednostka/-/jednostka/35113144
Ligne de femmes se passant les briques dans les décombres, Varsovie, 1947. © Archives nationales polonaises. www.szukajwarchiwach.gov.pl/jednostka/-/ jednostka/12270153
Le placard, « la rivière et le placard ». Illustration © Bernadetta Budzik et Rachel Rouzaud

Cet article a été imprimé dans le numéro ci-dessous,
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